dimanche 17 septembre 2017

Notre épopée au Cameroun

4 sept.

Lundi matin, la messe est a 6h à l'église de la paroisse St Marc. Il y a beaucoup de monde dans cette église aux allures de hangar, que les paroissiens ont financé eux même. Les chants sont joyeux et rythmés. C'est aussi le jour de la rentrée des classes. Après la messe on va petit-déjeuner chez Papa Charles. Du pain avec du "beurre" camerounais (des avocats en cube avec des oignons blancs), une omelette aux oignons, de la papaye, café et tisane à la citronelle fraiche. On rentre chez maman Antoinette pour récupérer les euros que l'on apportés et que l'on va changer en francs CFA. Marie-Chantal (une sœur de maman Antoinette) arrive avec un sac de course en plastique noir, duquel elle sort une liasse de billets de 10000 francs CFA. Franchement, pourquoi s'embêter à aller dans un bureau de change ?! 2000 euros c'est 163000 franc CFA. En coupures de 10000. On change aussi un peu d'argent de poche pour nous.

Ensuite Marie-Chantal et Papa Charles nous emmènent au marché. Armand y retrouve sa sœur Mimi Nadège avec sa petite fille de 6 mois Élisabeth. Papa Charles nous guide à travers les étales et nous montre tout ce qu'il y a voir. Les étales de poissons frais et de poissons fumés (carbonisés serait plus exact), les légumes, le manioc, du minyombo (du manioc enveloppé dans des feuilles de bananier). Le plus surprenant c'est sûrement les étales de charbon, où l'on peut acheter son seau de charbon. On déambule parmi les boutiques de vêtement "afritude". C'est extrêmement étrange d'entendre les gens dire "Salut les blancs !". Quelques femmes s'agacent que l'on prenne des photos mais Armand calme le jeu.

Nous allons ensuite effectué la première visite de notre programme : l'hôpital du district. Alors là, c'est un peu comme dans les documentaires : plein de gens assis sur des bancs, qui semblent tous être là depuis des heures. Les bâtiments forment un rectangle avec une cour au milieu. Quand on passe devant certaines salles, on peut voir des dizaines de lits d'hôpital entassés. On est accueilli par la secrétaire générale et un jeune docteur qui nous parlent du fonctionnement de l'hôpital et des problèmes qu'ils rencontrent, notamment en terme d'assurance maladie : beaucoup de gens ne sont pas assurés et n'ont pas les moyens de payer des frais médicaux. Leur politique ici, c'est de les opérer quand même, et de s'arranger après. Ils nous parlent surtout des accouchements et des césariennes qui sont très problématiques, avec une mortalité infantile très élevée. C'est un hôpital qui fonctionne avec 250 personnes 24h sur 24. Il nous dit aussi qu'il reçoivent des subventions "au mérite", et qu'ils ont programme sur la qualité de leur fonctionnement.

À midi, nous mangeons les restes du buffet de la veille. Il y aurait encore assez de nourriture pour deux autres repas. On a déjà l'impression de passer notre temps à manger ! Une dernière conversation avec maman Antoinette dans le salon, où elle nous parle de sa vie, de ses voyages et de ses "enfants". Ce sont des gens très croyant et il y a rarement une phrase qui ne se termine par "Dieu vous bénisse" ou "avec la grâce de Dieu".


Le chauffeur de l’évêque de Kribi, Karol, arrive avec son pick-up. Après avoir mangé un morceau, on le charge avec toutes les valises. On se retrouve de nouveau serrés à 4 sur la banquette arrière. C'est pour mieux être dans l'ambiance. Les 3 h de route entre Douala et Kribi vont être longues ! Encore une fois, on est frappé par l'anarchie sur la route. Il semble n'y avoir aucune règle, et le klaxon est ton meilleur ami. On est à peine parti que le pneu d'un camion éclate juste devant nous : nous sommes les seuls à sursauter et le camion ne s'arrête même pas ! On sort petit a petit de Douala et on arrive sur la nationale 3 qui va a Kribi. Même sur cette grande route où on roule à 90, il y a des gens qui marchent, ou même qui qui dorment, qui réparent leur moto ou qui vendent des bananes sur le bord de la route. Mais vraiment sur le bord de la route, pas 2 m a coté. Au péage il y a plein de vendeurs avec des bassines sur la tête qui veulent nous vendre des noisettes ou des gâteaux. Tout le long de la route jusqu'à Kribi, c'est une foret dense et très verte qui borde la route. Armand nous apprend a reconnaître les palmiers, les bananiers, les cocotiers, les safoutiers, les avocatiers, les manguiers et les bambous gigantesques.
On fini par entrer dans le diocièse de Kribi et par arriver à l’évêché. C'est un grand bâtiment qui est neuf. On est bien accueilli et on nous installe dans des fauteuils avec une télé géante, et des rafraîchissements. L’évêque va nous recevoir. C'est un jeune évêque très sympathique. Il nous remercie pour ce que l'on a fait pour cette école. "L'éducation pour moi est ma priorité. Je suis moi meme enseignant [...] pour moi c'est une sensibilité et une priorité. Notre diocese dans ce domaine a des lacunes et il nous faut des volontés." Puis on parle du programme des quelques jours ici.
On décharge les valises de fournitures et le chauffeur de l'évêque nous conduit dans notre lieu de résidence, dans un centre d'accueil tenu par des sœurs. On loge dans des petites chambres de 2. On se réjouit qu'il y ait une moustiquaire !.. puis on se rend compte qu'il y a un jour de 5 cm sous la porte. Bon, et bien il va falloir mettre la dose de produit... Après une bonne douche (froide) pour certain, on passe a table. Au menu poisson entier et bananes plantain. Un régale.

 


samedi 16 septembre 2017

Notre épopée au Camroun

3 sept.

Arrivés a Douala vers 18h. Le temps de récupérer nos valises et de passer le contrôle des passeports, et nous retrouvons le Armand, notre président, qui nous attend ! Il nous présente sa "maman" Antoinette, qui est très heureuse de nous rencontrer. Elle est venue nous chercher avec son 4x4. On loge de justesse nos 8 valises et on se tasse à 4 sur la banquette arrière. On a le droit a un tour "découverte" dans la ville de Douala. La circulation est complètement chaotique. Des petites motos et motos-taxis slaloment autour des voitures avec 2 ou 3 personnes dessus, et même jusqu'à 6 personnes avec des enfants : un adulte, deux enfants devant, trois enfants derrière quand ils sont petits. C'est de la folie. Une pile de pneus fait office de rond point improvisé. La circulation est extrêmement dense, mais aussi incroyablement fluide. On voit aussi beaucoup de rassemblement de musulmans dans les rues et sur les places qui fêtent l'Aïd el Kébir. Il y a beaucoup de petites baraques le long de la route qui vendent du poisson ou du porc grillé. Armand s'arrête a plusieurs reprises auprès de marchants ambulants pour acheter des cacahuètes grillées en bouteilles, des bananes et des mangues
















On arrive chez Antoinette, dans le quartier de la Cité des palmiers, et on s'installe dans sa grande maison. À peine arrivés : coupure générale de courant. On sort les lampes torches. Personne ne s’inquiète, Ça a l'air habituel. On rencontre ses sœurs et sa fille adoptive, Joséphine. Coraline, Antoine, et Armand logeront quelques maisons plus loin chez Papa Charles. On nous sert l'apéritif avec des bières locales et du Top (des sodas camerounais). Un festin nous attend avec un buffet de plats typiquement africains : des gambas, du poulet au lait de coco, du poisson "capitaine" grillé, du Ndolé aux crevettes, tout cela accompagné de manioc, d’igname, de riz et de légumes cuits. Des musiciens au piano jouent pendant le repas et quelques uns accompagnent au chant. Des chants traditionnels camerounais aux classiques européens : Florent Pagny, Notre dame de Paris, Guantanamera.



dimanche 27 août 2017

Kri'gouille sur la ligne de départ !

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, notre association Kri'gouille a une grande nouvelle à vous annoncer !!

Nous partons réaliser les travaux de l'école Saint-Joseph à Kribi, au Cameroun !


Nous serons finalement une délégation de 4 membres de l'association, accompagnés de notre président de nationalité camerounaise, à superviser ce chantier, du 3 au 11 septembre prochain.

Nous tenons à remercier de tout cœur toutes les personnes qui nous ont soutenu,
de près de loin, depuis plus de 2 ans !


Vous avez été très nombreux à vous intéresser à notre projet. De toute la France, de tous âges, et de toutes les manières. Grâce à vous, nous réalisons une aventure humaine et culturelle unique !

Cependant... notre budget n'est pas encore tout à fait bouclé !

Il nous manque encore quelques 500€ à collecter d'ici notre départ. 😢


Encore une fois, n'hésitez pas à faire parler de nous, ne serait-ce qu'en diffusant ce mail, ou en parlant autour de vous.
Pour cela, un seul lien : https://www.helloasso.com/associations/kri-gouille-cameroun
et une seule adresse : Association Kri'gouille, 7 Faubourg Saint-Maurice, 16220 Montbron.

Nous allons très vite poster pleins d'informations, de photos et de récits sur notre blog : http://krigouille.blogspot.fr/
et sur notre page facebook : https://www.facebook.com/people/Kri-Gouille/100005037494762

A très bientôt pour vous conter nos aventures !

L'équipe Kri'gouille

vendredi 13 janvier 2017

Campagne de dons pour atteindre notre objectif !




Depuis deux ans et demi, Kri'gouille est une association humanitaire basée à Montbron et regroupant des jeunes charentais, a mené diverses actions pour récolter des fonds. Au départ, l'objectif de l'association était d'apporter du matériel scolaire à l'école St Joseph à Kribi, au Cameroun, ainsi que terminer le bâtiment de l'école qui se trouve en mauvais état. Au fil du temps, cet objectif a évolué : il s’agit désormais de construire de deux salles de classes supplémentaires, car les enfants sont trop nombreux. Or, après avoir organisé des repas caritatifs, mené une campagne de don en ligne et effectué diverses autres actions, l'association dispose désormais d'une cagnotte permettant de réaliser cet objectif. Cependant, nous n'avons pas de marge pour organiser financièrement le voyage au Cameroun pour quelques membres de Kri'gouille, et pour notre matériel. C’est pourquoi nous nous tournons à nouveau vers vous tous, afin de réunir les 2000 euros qui nous manquent, pour pouvoir payer une partie des billets d'avions qui nous permettrons de nous rendre au Cameroun, et d’acheminer nos fournitures scolaires.

Nous tenons à remercier tous les généreux donateurs, sans qui nous n'aurions pas pu atteindre cette étape. Merci à tous de nous suivre et de nous aider depuis deux ans et demi. Nous avons besoin du soutien des Charentais une dernière fois, pour accomplir notre objectif final, alors n'hésitez pas à faire un don, ou mieux, à parler de notre campagne de don autour de vous.

Pour cela, deux possibilité :

- vous rendre sur notre page internet sécurisée : https://www.helloasso.com/associations/kri-gouille-cameroun
(Vous pouvez rechercher « Krigouille Helloasso » sur Google)

- Nous envoyer un chèque à l'ordre de « Association Krigouille », à l’adresse suivante : Association Kri’gouille, Prieuré Marie Médiatrice, 7 faubourg Saint-Maurice, 16220 Montbron.

Nous comptons sur vous pour nous soutenir dans la réalisation finale du projet !
Nous vous remercions chaleureusement et vous souhaitons une très belle année 2017 !


dimanche 22 mai 2016

Repas franco-camerounais


Le 1er mai nous avons organisé un repas franco-camerounais à Angoulême. L'apéritif nous a déjà donné un goût de métissage. Nous avons assuré l'accueil et le service des plats préparés par Josette :
  • un buffet d'entrées européens : taboulet, salades, et les crevettes emblématiques du Cameroun
  • un plat au choix entre le Ndolé, plat de fête national, un poisson typique d'Afrique centrale et du poulet, le tout accompagné de bananes plantain, manioc, et riz.
  • un dessert composé de salade de fruits, crêpes et beignets africains.



Chacun s’est retrouvé avant tout, pour un temps de partage culinaire, fraternel et culturel. Les Camerounais présents nous ont appris à déficeler et extraire des feuilles de bambou la pâte de manioc. Certains ont retrouvé des saveurs familières tandis que ces goûts inédits en ont surpris d'autres. Le Ndolé, par exemple, est le nom d'une plante (semblable à l'épinard) dont les feuilles servent à cuisiner la sauce du plat du même nom. Elle est mélangée au bœuf et aux crevettes, et épicée selon les bons goûts de notre cuisinière.



Les convives ont autant participé à la réussite de cette journée par leurs dons que par leurs sourires et leurs échanges. Ainsi, nous porterons à cette école de Kribi toutes les contributions aussi petites soient elles : par nos travaux et nos services, nous ne ferons que redonner ce que chacun a bien voulu partager, allant des dons matériels et financiers, aux simples sourires.



Nous remercions chaleureusement Josette Maris Françoise pour leurs talents et leur temps précieux. Un grand merci également à toutes les personnes qui ont participé, de près ou de loin, à la réussite de ce repas !
 

lundi 11 avril 2016

Chocolat !

Deux semaines avant Pâques. Les membres de Kri'gouille s'affairent autour d'une palettes de cartons reçue récemment. Des cartons plein de... chocolats !

En effet, à l'occasion des fêtes de Pâques, nous avons décidé d'organiser une vente de chocolats. La chocolaterie Alex Olivier, basée dans le Loiret, nous proposait des produits de qualité, joliment décorés à la main, et ma foi très goûtus ! Il y en avait pour tous les goûts : de Max le lapin en chocolat au lait à la cloche en chocolat noir, en passant par Crispy l'écureuil et Yuka le panda. Pour les plus grands, un large choix de boîtes de chocolats individuels plus colorées les unes que les autres : des mendiants, des orangettes, et des assortiments de chocolats. Ça nous a mis l'eau à la bouche !

Nous avons donc pris contact avec eux et, très vite séduis par leur organisation et leur philosophie, nous avons entrepris les démarches pour effectuer notre action. Elle consistait en deux points : d'une part, nous voulions commander un stock de chocolats à proposer à la sortie des messes du 12 et 13 mars 2016, et d'autre part, prendre des commandes auprès de notre entourage, pour en faire profiter un maximum de personnes. En effet, la chocolaterie nous permettait de proposer une réduction de 10% sur l'ensemble des chocolats de leur catalogue, pour récompenser notre commande groupée. Nous avons donc rapidement récolté un bon nombre de commandes, que nous leur avons envoyé par internet. Moins de deux semaines plus tard, nous recevions une palette entière de chocolats devant notre perron !

Pour commencer nous avons préparé les commandes passées par les particuliers : un lapin et une boîte d'assortiment de chocolats noirs pour Vincent, une boîte de mendiant et une boîte de choco-menthe pour Guy, une boîte de rochers au lait et un coffret d'assortiment pour Sylvie. Une fois toutes les commandes mises de côté, les chocolats étaient destinés à être vendus à la sortie des messes du weekend : St Sornin samedi soir, Marthon, La Rochefoucauld et Montbron dimanche matin. À chaque fois, un accueil chaleureux nous est réservé. Dimanche midi, il ne reste plus un seul chocolat ! L'opération est un succès.

La rapidité de livraison nous a permis de mener notre action à la date prévue, nous les en remercions ! Au total 260kg de chocolats ont été vendus, et le bénéfice pour l'association s'élève à 356,30 €. De quoi alimenter un peu plus la cagnotte destinée à financer la construction de salles de classe à l'école St Joseph de Kribi !

dimanche 24 janvier 2016

En attendant Noël...



En ce dimanche précédant la fête de Noël, Armelle et Anthony
prennent la relève de Coraline et Servane qui étaient là la veille.
En arrivant à l’E.Leclerc de La Rochefoucauld, ils trouvent au
milieu de la galerie marchande un espace spécialement aménagé
pour l'occasion reproduisant l’intérieur cosy d'un chalet enneigé.
Bien au chaud, entre le beau sapin de Noël et le poêle, des livres
de contes de Noël sont disposés çà et là, n’attendant qu’à être lus
pour faire rêver des enfants qui attendent le Grand Jour. Anthony
et Armelle s'installent sur de petits tabourets. Quelques enfants
sont venus attendre le père Noël qui doit arriver ici même  d'une
minute à l'autre. « Il était une fois, dans le grand nord, un renne
qui s’appelait Carillon...» commence Anthony. Huit paires d’yeux
sont rivés sur eux. « Carillon a un rêve, il veut tirer le traîneau
du père Noël, mais pour cela il doit apprendre à voler... » poursuit
Armelle. En même temps, Anthony montre les images de Carillon
aux enfants. L'histoire se poursuit : Carillon doit se mettre à la
recherche du Père Noël. Quand tout à coup : « Mais regardez qui
voila ! » C'est lui, c’est le père Noël...!


Malo et Céline attendent patiemment, des livres dans les mains, que
des enfants s'approchent pour écouter un de leurs contes de Noël.
Mais Malo s’interroge : à l'heure des tablettes et des écrans tactiles,
est ce que les enfants aiment toujours écouter des histoires ? C'est
alors que s'approche, à leur grande surprise, un couple de personnes
âgées. Malo se présente, et présente l'association ainsi que la raison
de leur présence ici. « Ah, ça tombe bien, nous on aime les histoires,
on vous écoute ! ». Étonné, Malo choisit l'histoire de deux garçons,
Gentil et Grognon, qui écrivent leur lettre au père Noël. L'histoire
terminée, le couple de retraités prend congé en remerciant chaleureu-
sement les deux jeunes. Il n'y a pas d'age pour écouter des contes
de Noël !

Nous remercions bien sûr le E.Leclerc de La Rochefoucauld - 
Rivières de nous avoir proposé ce partenariat, ainsi que pour leur don de 200 €
fait à l'association à cette occasion.